Le premier pas vers une vie heureuse ? Trouvez un travail que vous aimez. Alors vous ne travaillerez plus jamais.

Publié le : 04 novembre 20219 mins de lecture

Si vous suivez notre blog, vous pourriez penser qu’on déteste travailler. Si c’est le cas, on comprend. Peut-être que même nous, en lisant un blog rempli d’histoires de personnes quittant un emploi sûr pour voyager et chercher le bonheur, on aurait pensé la même chose. On aurait peut-être pensé : « C’est le classique fainéant qui ne veut rien faire et qui vient nous dire combien il est bon d’être libre. C’est si facile ! » En fait, on ne déteste pas travailler. En fait, on adore travailler. Si vous avez lu notre livre, vous savez qu’on a adoré être serveur en Australie ou boulanger à Vancouver. Mais surtout, vous saurez que si on a trouvé les coordonnées de notre bonheur aujourd’hui, c’est aussi grâce à notre situation professionnelle.

Travailler, voyager et être heureux

Aujourd’hui, on travaille en voyageant. On subvient à nos besoins en rédigeant des articles depuis notre PC et, entre-temps, on voyage dans le monde entier. Un mode de vie alternatif qui nous permet de jouir d’une grande liberté au quotidien. Si l’on considère que pour nous « liberté » est synonyme de « bonheur », on a vraiment trouvé notre voie. Notre Ikigai, comme diraient les Japonais.

En parlant d’Ikigai, on croit fermement que chacun de nous peut trouver sa propre raison d’exister. Vous pouvez le trouver par la méthode japonaise (ce que vous aimez, ce que vous pouvez faire, ce dont le monde a besoin, ce pour quoi vous pouvez être payé), mais aussi de bien d’autres manières.

Dans cet article, on n’essaiera pas de vous expliquer comment trouver le but de votre vie, mais on aimerait vous donner un conseil : si vous voulez avoir une vie heureuse, ne vous contentez jamais du niveau du travail. Ne choisissez pas le premier emploi qui vous passe entre les mains, n’entrez pas dans le tunnel d’une profession pour laquelle vous n’avez aucune passion. Ne faites pas passer la survie avant votre bonheur. Vous n’êtes pas ici pour survivre, vous êtes ici pour vivre.

L’échec du système éducatif

L’un des plus grands échecs du système scolaire est l’absence quasi totale d’orientation et de soutien dans le choix d’un emploi correspondant à ses caractéristiques et à ses penchants.

Il est important de choisir le bon emploi, car c’est ce que vous ferez presque chaque jour pendant des décennies. Elle peut soit détruire votre vie, soit en faire une merveilleuse aventure. Si vous trouvez le moyen de gagner votre vie en faisant quelque chose qui vous passionne, vous vous réveillerez chaque matin avec l’envie de faire bouger le monde. Si tu fais un travail que tu détestes, tu détesteras tout le reste aussi.

Et pourtant, à l’école, la petite orientation se fonde exclusivement sur la voie scolaire : au collège, on vous demande de choisir le lycée à fréquenter, au lycée, on ne parle que du choix de l’université, après le baccalauréat, tout tourne autour du master. Il n’y a pas de perspective à long terme, presque comme si la vie ne dépassait pas la salle de classe.

Et le travail ? Qui vous prépare à choisir un emploi qui vous rendra heureux et épanoui ? Personne.

La remise des diplômes comme point d’arrivée

Partant du principe que l’école apprend souvent à penser uniquement d’un point de vue scolaire et non à ce qui se passe dans le monde « extérieur », il est normal qu’il existe une tendance incroyablement répandue (surtout en Italie) à considérer le diplôme comme un point d’arrivée et non comme un point de départ.

C’est pourquoi des milliers de jeunes ne font aucun projet pour leur vie d’adulte, mais visent exclusivement l’obtention d’un diplôme, non pas pour apprendre et pour l’amour de la connaissance, mais parce que c’est la bonne chose à faire. Parce qu’un diplôme vous permettra d’obtenir un bon emploi demain.

Ainsi, une fois leurs études terminées, des milliers de jeunes prétendent avoir l’emploi de leurs rêves parce qu’ils ont enfin obtenu leur diplôme. Ils ont écouté les vieux professeurs, les parents, la société sous toutes ses formes. Ils ont fait tout ce qu’il fallait, et pourtant… et pourtant le travail n’est pas là, et s’il est là, il conduit souvent à une grande insatisfaction personnelle.

C’est ainsi que se réalise la désillusion de masse qui caractérise malheureusement notre génération, celle qui donne vie à des trentenaires incapables de sortir de chez eux, déprimés et sans aucune perspective. Les personnes qui, à 27-28 ans, ont le sentiment d’avoir complètement échoué et n’ont aucune envie de recommencer. D’un autre côté, si ça ne marche pas quand on suit les instructions à la lettre, peut-être que ça ne peut pas marcher du tout… C’est peut-être nous le problème, pensent de plus en plus de jeunes.

Trouver le bon emploi pour avoir une vie heureuse

Qu’est-ce que ça veut dire ?

Que votre choix de travail n’est pas important, c’est fondamental. On ne serait pas aussi heureuse qu’on le soit maintenant si on avait choisi une voie traditionnelle et si on avait eu un emploi de bureau, du genre qui vous oblige à vous présenter au même endroit pendant un certain nombre d’heures chaque jour, habillé d’une certaine façon.

Mais si on n’avait pas construit cette vie avec détermination et obstination, personne ne nous aurait jamais expliqué l’importance d’avoir un travail qui puisse nous rendre heureux.

Parce qu’actuellement, il n’y a pas de formation qui soit basée sur le bonheur et la joie de l’individu. Ils nous expliquent en détail les emplois qui paient le mieux, mais personne ne parle jamais de ceux qui nous rendraient le plus heureux. Lesquels emplois nous permettent de valoriser le bien le plus précieux que nous ayons, le temps.

Ainsi, au final, nous faisons un travail que nous détestons et nous gaspillons notre argent de manière compulsive pour tenter d’acheter un certain bonheur temporaire.

S’ils vous disent que c’est impossible, vous voyagez…

Cet article s’adresse plus particulièrement aux jeunes de 20 ans, mais il est en fait valable pour tous ceux qui ne sont pas du tout satisfaits de leur vie, qui se sentent trahis par des promesses que la société n’a pas tenues. Cela n’a rien à voir avec le choix d’obtenir ou non un diplôme, il s’agit simplement d’une invitation à réfléchir à l’importance de trouver un emploi qui fasse de la vie une merveilleuse aventure.

Évidemment, il ne s’agit pas d’une question de situation individuelle. C’est une question d’état d’esprit, de cadre et de choix de vie. Choisissez un travail que vous aimez et vous n’aurez plus jamais à travailler de votre vie. Et lorsqu’ils vous disent que ce que vous voulez faire est absurde et impossible, on vous suggère d’accorder peu de valeur à ces mots. Au contraire, partez en voyage.

Il y a toujours une chance de changer sa vie.

Voyagez, les yeux, le cœur et l’esprit grands ouverts. Sortez de votre zone de confort, explorez les alternatives, éloignez-vous de ce que tout le monde pense être « juste ». Trouvez ce qui vous convient personnellement et si vous ne le trouvez pas, construisez-le, comme on l’a fait.

On a voyagé ces dernières années, notamment en Asie du Sud-Est. Et parmi les nombreuses choses qu’on a apprises, il y en a une qu’on considère comme vraiment précieuse : rien n’est impossible dans la vie, surtout lorsqu’il s’agit du travail.

Comme on l’a écrit dans le chapitre « L’herbe sous le pied » de notre livre :

Et ce ne sont là que quelques exemples. Au fil de nos voyages, on a vraiment rencontré beaucoup de personnes qui une fois seulement, en dehors des parcours professionnels traditionnels, ont trouvé leur dimension. Des personnes qui ont découvert une grande vérité : votre épanouissement personnel ne vient pas forcément après trois diplômes. Peut-être êtes-vous fait pour faire des gâteaux ou pour vous occuper des chiens errants au Sri Lanka.

Cet article n’a pas pour but de vous rabaisser. Bien au contraire, on espère vous donner de l’espoir et vous sortir des sables mouvants du pessimisme. Notre histoire et celle de milliers de personnes qui mènent une vie alternative, mais heureuse montrent que tout est possible. Vous devez simplement y croire, car si vous n’y croyez pas, personne ne le fera pour vous.

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